Appel à participation . Communauté de patients pour la recherche : Première étude dédiée à l’endométriose.

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That’s the plan !

Mercredi.

Hope est toujours aussi souriante dans son grand (trèèès grand) nouveau bureau. Elle n’a pas encore installé les pieds de son canapé et les stocke au milieu du bureau – on dirait des quilles de molky qui trainent – histoire de se faire une petite partie entre 2 patientes.

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On se lance dans le debrief – elle est plutôt satisfaite du retour du Grand Professeur à Bordeaux. On parle du plan d’attaque pour la suite:

  • Problème d’endométriose (inflammations / terrain globalement pas terrible pour l’accueil d’un embryon et problème d’accessibilité de l’utérus pour les transferts): devrait être être grande partie réglé par l’opération à Bordeaux.
  • Problème de non réaction au blocage hormonal: J’arrivais avec l’espoir de rester en blocage sous pilule et ne pas retenter une Xième injection de Decapeptyl qui ne fonctionne pas… mais c’était sans compter l’insistance de Hope. Pour elle, mon problème vient du fait qu’avec l’endo et mon corps qui en a pris plein la tronche, j’ai du mal à éliminer naturellement certains gros follicules, qui continuent à produire des hormones et empêchent le blocage. Alors on va tenter un truc. On va bien refaire l’injection de Deca, environ 3 semaines avant l’opération. Cela laisse le temps au produit de commencer à faire effet. Et pendant l’opération, Pr Exotique pourra ponctionner le ou les follicules récalcitrants et hop plus de production d’hormone. En tous cas, on l’espère ! On contrôlera tout ça mi décembre, environ 3 semaines après l’opération. Si le plan a fonctionné, on poursuivra comme ça en vue d’un transfert au top. Si malheureusement, le résultat n’est pas au rendez-vous, je reprendrai la pilule, qui me bloque mais reste pas terrible pour la préparation d’un transfert…
  • Problème d’adénomyose: On croise très fort pour que le Decapeptyl fasse effet et mette un bon gros coup à cette foutue adenomyose. On contrôlera tout ça le 10 janvier. Si cela a bien fonctionné, on pourra se préparer à retourner en RT pour fin janvier / mi février. Si par contre l’adénomyose reste trop présente en janvier, on lancera la 5ème opération avec son super acolyte, ultra spécialisé en micro chirurgie de l’utérus. L’objectif sera alors de retirer les cryptes d’adénomyose et nettoyer au maximum mon utérus. Cela pourrait se faire par voie vaginale, en ambulatoire. Et la programmation d’une telle intervention semble pouvoir se faire très vite (2/3 semaines). Un potentiel transfert pourrait ensuite s’envisager environ 1 mois après, soit en mars.

Reste plus qu’à expliquer tout ça au Pr Exotique, et qu’il accepte de réaliser la ponction des follicules pendant l’opération. Du pipi de chat selon Hope. Il n’y aurait pas de raisons qu’il refuse…

En tous cas, on a un sacré plan en béton avec tout ça. La RT n’a qu’à bien se tenir !

 

 

Opération bordelaise activée

Ce mois de septembre a été marqué par de nombreuses rentrées PMesque autours de moi et aussi de belles nouvelles – et je me réjouis vraiment du fond du cœur pour vous les copinettes.

Ici j’ai fait ma rentrée au soleil du Sud Ouest, a écouter un accent presque tout aussi chantant que celui des locaux.

Le chemin continue de se dessiner, doucement mais sûrement. Me revoilà donc dans les starting-blocks pour une 4eme opération, qui sera, peut-être suivie d’une 5eme (nous en saurons plus dans quelques jours selon ce que nous dira Hope).

The docteur de Bordeaux m’operera le…28 novembre ! A quelques jours près, nous aurons « fêté » (grosse teuf en perspective j’annonce) nos 5 ans d’essai et presque 6 ans de galères suite au diagnostic de l’endomètriose.

Pour lui, pas de doute, la maladie est très présente et l’opération est nécessaire, même s’il ne s’est pas montré très optimiste quant aux chances de grossesse post intervention. Selon lui, il y a peut être un autre facteur bloquant qui expliquerait les échecs d’implantation (12 embryons a notre actif). Mais lequel? Mystère…Mais nous on croit en Hope alors on ne se décourage pas ! Il confirme en tous cas que l’intervention permettra de libérer mon utérus et donc de le rendre bien plus souple et accessible pour les transferts, de réduire les effets digestifs de mon endo en retirant une partie de mon rectum (on devient très intimes la d’un coup), et de réduire les douleurs et les inflammations. Il interviendra aussi sur ma vessie dont certains nerfs sont bien emmêlés dans les adhérences et peuvent aussi me provoquer des envies pressantes.

L’équipe sur place a été top et a tout fait pour me faciliter la vie et m’éviter de me déplacer 3 fois avant l’opération. Je viendrai donc 2 jours avant pour voir le chirurgien digestif qui interviendra a la toute fin de mon opération et l’anesthésiste. Je serai hospitalisée une bonne semaine – mais la méga good news c’est que j’ai pu demander une chambre seule et un lit accompagnant pour que chéri vienne passer quelques jours avec moi 😊. Je serai ensuite arrêtée un mois si tout va bien. On a plus qu’à croiser pour que tout aille bien !

L’autre méga good news c’est que nous pourrons reprendre la chemin de la PMA seulement 2 mois après l’opération ! J’attends quand même d’en rediscuter avec Hope pour avoir son avis parce qu’elle nous avait parlé d’un délai beaucoup plus long de son côté… Et tout cela dépendra aussi bien-sûr de la 5eme éventuelle opération pour retirer les cryptes d’adenomyose.

Je revois Hope très bientôt pour débriefer du rendez-vous Bordelais et préparer la contre attaque de 2019.

C’est fou comme j’ai hâte que cette opération arrive, que cette année 2018 se termine et que nous puissions, peut être, démarrer 2019 sous de meilleures hospices.

Allons boire un Bordeaux à Bordeaux

Ce qui devait arriver arriva.

Je vais finir alcolo avec toutes ces histoires. L’intervention à Bordeaux se confirme, c’est un signe.

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10 juillet: Hope est toujours tout sourire, du moins jusqu’à ce qu’elle voit le compte-rendu de mon dosage hormonal de la veille. L’estradiol ne baisse pas. Le blocage inexistant. Le decapeptyl ne fonctionne vraiment plus chez moi. On oublie le transfert en septembre. Malgré ce super taux pourri, j’ai quand-même droit à ma petite écho endo chatalle (ça ne se refuse pas!). Et la, c’est le drame. J’ai un énorme follicule qui fou la merde et surtout surtout l’adenomyose forme désormais des minis cryptes que je n’avais jamais eu avant, signe qu’elle se développe et que c’est vraiment la merde. Mais est-ce que tout ça va s’arrêter un jour???!!! Résultat des courses, j’ai tiré le ticket gagnant et j’ai droit à:

  • un aller / retour gratuit pour aller voir le Pr Exotique à Bordeaux (et en profiter pour me bourrer la tronche histoire d’oublier tout ça). Le retour de Hope est sans appel. Il n’est plus question de tourner autour du pot. On aura tout essayé pour éviter the big opération (comprenez retrait des kystes et de toutes les lésions d’endo y compris dans le rectum), mais il faut se rendre à l’évidence, maintenant que mes ovaires en sont au stade d’abricot flétris, après 5 ans d’échecs, des difficultés d’accès à mon utérus et des symptômes d’endos toujours présents, il est temps de passer aux choses sérieuses et de venir passer un bon coup de karsher dans tout ça. Elle est formelle, les chances de grossesse post opération dans un cas d’endo très sévère comme le miens sont vraiment bonnes. Bon…

  • Potentiellement une autre opération, après la big one – à domicile cette fois (non pas que je n’aime pas Bordeaux mais je vais déja perdre mon premier bras avec le Pr Exotique, j’aimerais bien garder le 2ème – ça pourrait me servir si un jour un embryon décide de s’accrocher dans mon doux utérus plein de cryptes). L’objectif cette fois-ci sera de retirer les cryptes fameuses par micro chirurgie et rendre mon utérus comme neuf. Il parait que les taux de grossesse sont de 80% post chirurgie pour les femmes avec un parcours comme le miens. Bon…

Et la reprise de la PMA dans tout ça? Parce que ces 5 années commencent à être longues. Mes amis ont presque tous eu 2 enfants et bradent leurs affaires de bébés parce que plus de grossesse programmée. Comment je vais faire pour habiller mon gamin gratos moi?? Il est vraiment temps de faire quelques choses. On nous parle d’un délai d’environ 1 an après la première opération, peut-être un peu moins selon ce que le chirurgien me fera vraiment et selon la façon dont je récupère.  Les habits bébés auront eu le temps d’être vendus en brochante d’ici la !

Et sinon, dans la vraie vie, je vais plutôt bien. J’ai l’impression que le mélange Décapeptyl / Lutenyl en continu / canicule est un anti-dépresseur assez puissant. Presque plus de crises d’angoisse, plus de pleurs ou de pensées négatives. Je bosse à nouveau énormément, ça aide surement à penser à autres choses. Je n’ai plus d’émotion lorsqu’on m’annonce une grossesse ou qu’on me parle de bébé. Je continue à réfléchir à ma reconversion professionnelle. Depuis quelques mois, mes problèmes digestifs ont énormément diminués (en lien avec l’endo qui a diminué elle aussi et les kystes qui sont plus petits), et croyez moi, ça change toute une vie !

Bref, j’essaye d’être présente dans ma vraie vie – et moins dans la vie parallèle qu’est celle de l’endo et la PMA.

Je vous souhaite un bel été et rendez-vous à Bordeaux mi septembre !

Quand l’exotisme s’invite à la fête

Un énième rendez-vous chez Hope. 1h30 d’attente, classique. On a fini par arrêter de se formaliser pour de si petites broutilles.

Toujours aussi souriante. Moi un peu moins. Depuis quelques jours, je sens que le blocage au decapeptyl n’a pas l’air d’être au top. Pas de règles en vue mais une sensation dans le bas ventre un peu étrange, comme des signes d’ovulation. Ça sent pas bon cette histoire, moi je vous le dis.

Me revoilà plongée dans la petite pièce sombre, les cuisses écartées – y avait longtemps. Le verdict officiel tombe: je ne suis pas bloquée. Le decapeptyl ne fait manifestement plus effet sur moi, j’ai du en prendre bien bien trop.

Pas de test de passage de catheter – ça ne servirait à rien tant que je ne suis pas bloquée. On annule tout et bye bye l’espoir de tenter un transfert cet été. (Rappelez moi d’arrêter de faire des plans sur la comète).

On tente un nouveau traitement pour espérer atteindre le Saint Graal (le bébé? Pas si vite Madame – déjà si on arrive à vous bloquer ça sera pas mal). Au programme Lutenyl + Enantone.

« Je vous préviens les règles vont être hardos avec le traitement ». Encore un plan qui me fait rêver tiens.

Rendez-vous de contrôle pris pour le 10 juillet, en espérant que cette fois soit la bonne. En fonction, nous aurons 3 options:

– le blocage fonctionne – le test du cathéter est satisfaisant — on peut envisager un transfert en septembre (sous réserve que l’adenomoyse ait diminué avec le blocage d’ici la) On verra quand même Doc Exotique en septembre pour que tout soit prêt pour l’opération en cas d’échec.

– le blocage fonctionne – le test du cathéter est foireux – pas de transfert avant l’opération. Plan B activé avec le Doc Exotique.

– le blocage ne fonctionne pas – je finis sous pilule jusqu’à l’opération avec Doc Exotique.

Je sais pas vous mais je sens une forte odeur d’exotisme envahir mes narines (et puis on avait dit de pas faire de plan sur la comète il me semble)…

Bref, comme vous le voyez on a vraiment beaucoup avancé !

IRM number 4,5,6,7…? J’arrête de compter

Nous voilà donc partis à la chasse aux rendez-vous. On nous annonce un délais d’attente de minimum 3 mois pour l’IRM… Et encore, le planning pour dans 3 mois n’est pas encore ouvert. C’est un peu la déprime parceque sans résultat d’IRM je ne peux pas prendre rendez-vous avec Doc Exotique #dieudelachirendo. Après plusieurs appels, je missionne l’homme car de mon côté j’enchaîne les réunions et je ne peux pas me libérer 2h pour espérer avoir quelqu’un en ligne. La secrétaire lui dit de rappeler lundi à 15h pour d’éventuels désistements pour la semaine même. Mouais… On y croit pas trop mais à 15h tapante l’homme est déjà en ligne et réussi à me décrocher un rendez-vous pour le lendemain ! Vous y croyez vous ?

Ni une ni deux me voilà de nouveau prête à écarter les cuisses – ah nan c’est vrai cette fois je peux garder la petite culotte mais il faut retirer le soutif, ça me change un peu. Le debrief avec ma radiologue est top comme d’habitude. Et bonne nouvelle, l’endo semble avoir bien diminué depuis le dernier IRM il y a 2 ans. Magique ! Elle craint toujours pour mon atteinte qui frôle le nerf sciatique et me dit que les lésions sont quand même bien proches (trop proches) de la vessie. Elle n’est donc pas surprise de mes douleurs quand je vais aux toilettes et mes douleurs au dos récurrentes. M’enfin, les kystes ont diminué – c’est déjà une super super bonne nouvelle ! Yalllaaaaaa

Ni une ni deux (je me suis prise d’affection pour cette nouvelle expression en quelques jours), je prépare mon dossier de candidature. Oui de candidature. À envoyer au Doc Exotique parce le Sieur ne prend pas de premier rendez-vous sans une étude préalable du dossier et qu’il accepte que les cas d’endo sévère.

Me voilà donc à écrire une véritable lettre de motivation pour espérer passer sur le billard à l’autre bout de la France, me faire redresser l’utérus et retirer un bout du rectum …avec lui. Un concept moi je vous dis. Que dis-je, le rêve de toute une vie! En tous cas il a eu l’air d’apprécier ma prose (ou du moins la situation désastreuse de mon dossier médical) et nous avons pu obtenir un rendez-vous 5 mois plus tard, en septembre donc. De mieux en mieux les délais…

Debrief Échec Fivdo

Je vous ai quitté il y plus de 2 mois, pleine d’entrain et de motivation.

Que s’est il passé depuis ?

Nous avons fait escale sur la très douce île du Sri Lanka. Au programme soleil, rencontres locales, randos, plages de rêve, temples, tout plein de petits et gros animaux (et aussi des bons coups de flips dans les transports locaux, la perte d’un portefeuille et des cartes bleues mais chut c’est pas comme ça qu’on va raconter nos vacances).

Y a Zika? Y a pas Zika ? On a pris le risque, c’était pas clair. Tant pis, faut vivre !

Et puis au retour, la reprise du boulot après ce très beau break. J’ai repris sereinement, moins stressée, moins d’affect, même si c’est pas la grande folie. Mais je fais avec. Encore le foutu lâcher prise paraît-il. Finalement je l’aime bien celui-là.

Côté PMA. Nous avons galéré pour avoir un debrief avec Hope. Je la sens tellement présente avec certaines d’entre vous que je me demande parfois si nous parlons bien de la même personne. (Attention elle est top mais parfois c’est un peu compliqué d’avoir des infos). Bref, rdv le 16 avril – un mois après les résultats de notre FIVDo foireuse. J’avais pris l’initiative de reprendre la pilule entre les 2 – y a pas moyen que l’endo revienne en force pour des questions de planning loupé !

Résultat des courses, c’est pas bon signe que le transfert ait été si compliqué. Mon utérus est trop anteversé ou rétroversé je sais plus bien mais le résultat est le même : l’accès est tout biscornu et les cathéter passent vraiment vraiment très difficilement. Endo 1 – Nous 0

L’endo est toujours bien présente et du coup mon abdomen à des tendances trop inflammatoires qui ne favorisent pas l’implantation. Endo 2 – Nous 0

L’adenomoyse est dans la place – mon utérus fait la gueule et encore une fois ne favorise vraiment pas l’implantation non plus. Sauf que là dessus, à part un long blocage hormonal y a vraiment rien à faire. adenomyose/endo 3 – Nous 0

Voilà voilà… Et on fait quoi avec tout ça ? Le problème viendrait donc finalement bien de mon put**** d’utérus et pas de nos embryons ?

Le plan d’attaque était le suivant:

– blocage decapeptyl – rendez-vous le 25 mai pour vérifier si, après blocage, elle réussissait à passer le catheter (parce que finalement nous n’avons jamais fait de transfert avec elle) et si c’était le cas nous renvoyer en RT avec le catheter pré calibré et formé pour un autre transfert.

– refaire un IRM – prendre rendez-vous avec le super méga top ponte de la chirurgie de l’endo à l’autre bout de la France pour avoir un avis. Hope pense qu’il faudrait envisager une (nouvelle !!!!) chirurgie pour me débarrasser au maximum des lésions d’endo une bonne fois pour toutes et maximiser les chances d’accroche.

C’est reparti pour un mélange d’attente et d’action speed pour perdre le moins de temps possible…

* Tchin tchin *

La blague (qui n’en était pas une) vient de mon père.

Ce midi nous sommes invités à déjeuner chez l’un de mes cousins. Mes parents sont là, ma soeur, son copain et mon neveu d’amour, et évidemment mon cousin, sa copine et leur choupette de bientôt 2 ans.

On ouvre une bonne bouteille puis mon père se lève et dit « aller aujourd’hui je trinque avec toutes les mamans », il tend sa coupe vers ma mère, ma sœur, ma belle cousine. Point.

Honnêtement je me fiche un peu de la fête des mères. Je n’ai aucun soucis à la fêter non plus et je l’ai fait bien volontiers aujourd’hui avec ma Mamoune. J’en avais même presque oublié mon statut d’infertile. Mais ce « trinquage » m’a fait l’effet d’un coup de poignard dans le cœur.

Je ne suis pas maman, je suis exclue.

À la vôtre !

FIVDO – TEV1 – Let’s « doux » it

Sans titre

Parce qu’on ne va pas se laisser abattre et que tant qu’y a de l’amour y a de l’espoir (bon OK rien à voir…), on va mettre en place de nouveau un super plan d’attaque pour préparer le prochain TEV, tout en douceur. J’ai besoin de ça pour me relever, pour me dire que l’avenir sera meilleur.

Au programme:

  • Partir 15 jours en vacances – au soleil si possible et pas trop près si possible – tout en évitant Zika. Croyez moi en plein mois de Mars c’est pas une mince affaire… Destination à choisir d’ici demain pour un départ…roulement de tambours…samedi ou dimanche ! A vos claviers si vous avez des idées 🙂

  • Au retour, je vais devoir reprendre le boulot après mon doux break de 3 mois…et ça va faire mal. Je me sens tellement mieux depuis ces dernières semaines. Je pense que je n’aurai jamais aussi bien vécu un échec qu’aujourd’hui et mon congé n’y ai clairement pas pour rien. Alors j’ai décidé, avec l’accord de chéri de demander un temps partiel. Probablement un 80%, avec comme jour de repos le vendredi. Avoir des weekends de 3 jours toutes les semaines, c’est pas le top ça? Alors c’est sur financièrement ça va plus être pareil, mais je pense que je vais y gagner en qualité de vie. Comme je ne sais pas me restreindre au boulot quand j’y suis et que je fais des journées de 12h, ce repos imposé une fois par semaine devrait me faire le plus grand bien. Au programme, grasse mat’, running, balades, bouquin, et rendez-vous divers. Rien que d’y penser, je suis aux anges !

  • Toujours par rapport au boulot, suite à mon épuisement de fin d’année (qui avait conduit à mon break de 3 mois), j’ai décidé de me faire aider à surmonter cette période un peu difficile. Je suis donc accompagnée par une super fille, très pro, spécialisée dans les burnouts, l’équilibre vie pro/vie perso et la recherche du « bon » boulot pour chacun. Celui qui te correspond vraiment. J’ai déjà fait plusieurs séances, qui m’ont toutes fait un bien fou. Elle me coach, m’aide à préparer ma reprise et à envisager mon avenir professionnel plus sereinement. Je suis en train de réfléchir à toutes les voies que je pourrais prendre et peut-être que dans quelques mois je me lancerai dans un changement / une reconversion, qui sait. La priorité pour le moment étant déjà de reprendre en Avril dans de meilleures conditions et de prendre des bonnes résolutions…J’y travaille 🙂

  • Côté forme physique, on le sait, il faut faire du sport, c’est bon pour la santé physique et morale…ouais ouais…mais dans les faits je fais partie de celles qui donnent tout pendant 3 semaines et qui lâchent, manque de motivation. Puis 3 mois plus tard, on reprend le même cycle etc etc… Je sais que si je veux lutter activement contre ma saleté d’endométriose, je dois impérativement me mettre au sport, et vraiment, sur la durée. Je sais que c’est important pour moi. Alors je vais essayer de me fixer des objectifs atteignables. Mon temps partiel devrait me permettre d’avoir un petit peu plus de temps pour moi. J’irai donc courir une fois par semaine. Et je rajouterai une séance de piscine une fois par semaine – un soir en semaine avec l’homme, puisqu’on aime bien ça tous les 2. Ça me parait raisonnable et bien pour garder la forme.

  • Côté alimentation. Les traitements des dernières semaines m’ont fait prendre 2/3 kg, dont une partie que j’ai d’ailleurs déjà un peu reperdu. Rien de bien méchant, mais suffisant pour me sentir un petit peu moins bien. Mais c’est pas forcément ça le fond du problème. Je sais désormais que mon alimentation joue un rôle super important dans la gestion de mon endométriose et de mes douleurs. L’alcool et le sucre sont mes ennemis numéro 1 (et 2). Si je bois trop ou que je mange trop de sucre, je sens tout de suite que les inflammations s’enclenchent et les douleurs s’en suivent souvent peu de temps après. De la même manière, j’ai remarqué que je supportais très mal les produits laitiers. Et ce après en avoir consommé pendant des années sans comprendre qu’ils étaient probablement la source d’une partie de mes soucis. L’endométriose (et les atteintes digestives et diverses adhérences) dont je souffre provoque chez moi des problèmes digestifs super handicapants. J’alterne entre diarrhées et constipation. J’ai parfois des périodes d’accalmie, ou mon système digestif me laisse tranquille. Mais j’ai parfois des crises digestives qui peuvent durer des mois. La dernière particulièrement difficile a duré 10 mois, pendant lesquels j’ai souffert de diarrhées permanentes – à aller aux toilettes 10 fois par jour (véritablement 10 fois) et surtout sans pouvoir me retenir plus de 2 minutes. Autant vous dire que lorsque vous êtes coincés dans les bouchons le matin pour aller au boulot, c’est vite compliqué à gérer. Ou bien envisager de sortir boire un verre avec des collègues ou des potes, sans trop savoir ou et quand on pourra trouver des toilettes…Bref, depuis mon opération du mois de juin dernier et depuis que j’ai considérablement réduit les produits laitiers, je vais beaucoup – mais alors beaucoup mieux de ce côté la. Alors au programme, sans reprendre le régime Candidose super strict que j’avais suivi il y a 18 mois, mais faire (vraiment) attention à ce que je mange. Eviter au maximum les sucres raffinés, arrêter l’alcool (fait depuis 2 mois) manger au maximum des fruits et légumes bio, et éviter les produits laitiers (ou en faible quantité pour ne pas manquer de calcium. J’arrive à m’en sortir pas trop mal pour le moment, mais je voudrais poursuivre la dynamique !

  • Tout comme l’alimentation, j’ai remarqué que la clope avait un effet dévastateur immédiat sur moi (Ok c’est pas un scoop que la clope c’est mal). C’est vraiment tout comme l’alcool. Je fume une clope et je me retrouve avec les gencives inflammées et les douleurs d’endo qui arrivent pas trop loin derrière. Je n’ai jamais été une grosse fumeuse, mais je suis quand-même capable de m’allumer une dizaine de clopes pendant certaines grosses soirées. La fierté du jour, c’est que je n’ai pas touché une clope depuis 1 mois et que je compte bien faire une sorte que ça dure !

  • Poursuivre les séances d’acupuncture au moment opportun de mon cycle pour la préparation d’un prochain TEV. En plus de préparer mon corps, ça me détend. Que demande le peuple !

  • Et surtout, écouter mon corps !! Ça fait très bobo hippie mon truc, mais ces derniers mois et nos dernières galères m’ont vraiment fait réaliser que lorsque j’écoute mon corps, que je prends du temps pour moi, que je ne suis pas stressée, que je suis reposée, il n’y a pas de doutes je vais vraiment incontestablement beaucoup beaucoup mieux. Alors tant pis si je fais moins de choses qu’avant, si je renonce à certaines activités, et que je renonce à certaines sorties, si cela me permet de me reposer et d’aller bien 🙂

 

Cet article est à l’image de mon état d’esprit du moment, la positive attitude et le bien-être dans toute cette merdasse de parcours. N’hésitez pas à me partager vos autres astuces pour vous faire du bien et surmonter tout ça le mieux possible. On pourra se faire une petite liste à partager 🙂

 

Fiv Do1 – pour me souvenir

(Attention, pavé en vue !)

Parce que notre FIVDO ne s’est pas résumée à 3 tests de grossesse et à une PDS négative, et parce que j’avais envie de pouvoir me souvenir de ces bons et moins bons moments, j’ai écrit. Pour moi à la base. Et puis je me suis dit que cela pourrait être utile de partager mon expérience de la FIVDO. J’ai tellement lu et relu et re relu les belles histoires de Fortuna, Carotte, Lutine, qui sont passées par la avant moi, et j’aurais aimé avoir d’autres histoires à lire pour me rassurer et m’aider à vivre cette nouvelle aventure, à l’autre bout de l’Europe.

Voici donc comment se sont passées les choses pour nous (et beaucoup plus pour moi que pour mon homme car je vous livre ici mes ressentis « live » écrits au jour le jour).

Rappel des derniers épisodes:

Retour de ma très très belle aventure au bout du monde début février. À peine posé le pied à terre, que je revois déjà Hope.

8 février: Hope nous donne le GO pour la FivDo. Le blocage à enfin pris, grâce à la pilule – c’est pas follichon mais ça fera (peut-être?) le job (parce qu’on s’était aperçu fin décembre que le Décapeptyl ne faisait à nouveau pas effet!). En tous cas, ça se tente. Je me sens tellement bien – tellement détendue. La suite démarre le jour même, avec l’arrêt de la pilule et la reprise de l’acide folique.

9 février: Acupuncteur mais j’avais pris le rendez-vous sans savoir quand arriverai mon cycle. C’est donc trop tôt, mais pas grave il me fait une séance « détente ».

12 février: J1 (waouhh d’habitude J1 est super long à arriver après l’arrêt de la pilule, pas cette fois, c’est top!) – démarrage des injections d’orgalutran pour 7 jours. On se rend compte qu’on a complètement zappé de préparer la demande d’entente préalable FIVDO pour la sécu. Vite, on reprend notre pochette que 3kgs et on retrouve les papiers demandés.

14 février : Acupuncteur, cette fois c’est le bon timing et il bosse à fond sur la préparation de mon utérus ! Démarrage de l’aspegic nourrisson (1 sachet par jour jusqu’à la PDS) et des patchs Vivelledot (2 a changer tous les 2 jours jusqu’à la PDS). La demande d’entente préalable de prise en charge est enfin envoyée en recommandé à la sécu de notre département. Pas sûr que ça arrive à temps…

18 février: fin des injections d’orgalutran. Yeahh

20 février: je commence à tomber malade, la gorge qui pique. Ça sent le début d’une bonne crève. Je me dope aux vitamines C, pilules aux huiles essentielles censées renforcer les défenses naturelles et aux infusions eucalyptus (anti rhume paraît-il) avec des grosses cuillères de miel de mon oncle. Apparemment le traitement aura été utile, les picotements se sont finalement estompés puis ont complètement disparus en quelques jours. Ouf!

23 février : PDS et écho de contrôle avec la super consœur de Hope – parce qu’elle est en vacances. Mon endomètre ne fait que 6,3mm. Ça me semble pas fou fou… Un peu de stress d’autant que je ne peux avoir aucune confirmation de la part de Hope. Reprofit nous confirme que ces résultats sont « corrects ». Mouais… La donneuse quant à elle est prête pour la ponction du 28. Reprofit nous confirme notre rendez-vous à 10h à la Clinique. La pression monte d’un cran. Nous recevons l’accord de prise en charge (partielle hein) de la sécu pour notre tentative. 1500€ on crache pas dessus. J’avais réussis à me détacher de la PMA, je crois. À lâcher prise, je crois. Je me sens confiante, sereine et vraiment pleine d’espoir comme jamais auparavant. L’expérience sûrement. Ou l’envie de croire à ma bonne étoile. L’année 2018 à tellement bien démarré ! Tout se déroule comme prévu, c’est assez incroyable. J’attends le moment où le petit caillou viendra se glisser dans la chaussure. Mais rien pour le moment…

25 février : Monsieur a des vertiges, au point qu’il a du mal à s’allonger. Coup de stress. Je flippe.

26 février: les vertiges reprennent le soir. On doit partir le lendemain matin. Et si c’était grave ? On googlise et on tombe sur les vertiges positionnels qui sont bénins. On identifie quelques exercices à faire qui sont supposés soulager les sensations. Il essaye, ça va mieux. C’est pas encore le top mais ça va mieux. On partira quand même le lendemain.

27 février : départ pour Prague. Tout se passe bien. Le voyage est fluide. Arrivée la-bas je doute à mort de notre choix de venir ici, d’opter pour une FIVDo…les questions fusent dans ma tête. Est ce qu’on va aimer ce pays? Est ce qu’on aurait pas dû choisir l’Espagne – pays qu’on connait déjà un peu et dans lequel on a très beaux souvenirs ensemble ? Est ce que mon bébé (si bébé il y a) me ressemblera quand même un tout petit peu? À quoi ressemble la donneuse? Bref des questions que je m’étais posée sans non plus trop trop vouloir y réfléchir. Tout resurgit, comme si j’étais en train de réaliser ce qu’il était en train de se passer. Ces doutes s’estompent arrivés à notre hôtel à Brno. Il fait très très froid (-11°!) mais nous découvrons une jolie ville. Des bâtiments superbes, des rues larges et propres. Ici on se sent bien. La soirée se passe tranquillement. On décide d’aller marcher pour se changer les idées. Demain est un grand jour.

28 février : la clinique nous a donné rendez-vous à 10h. Comme d’habitude nous ne sommes pas super en avance et arrivons tout pile à l’heure – après une petite marche revigorante depuis l’hôtel par -13°. Nous nous trompons d’étage mais l’hôtesse nous accompagne au bon endroit. Nous sommes ensuite invités à remplir les quelques formulaires de consentement (que nous avions déjà reçus par mail quelques jours auparavant pour pouvoir les lire). Il s’agit de valider la méthode de FIV retenue (classique, ISCI, PICSI ou autres), le nombre d’embryons à transférer, la cryoconservation des éventuels embryon surnuméraires… Les échanges avec l’hôtesse se font en anglais, mais les documents sont en français. Même si je me débrouille bien en anglais, c’est quand-même plus facile de lire des documents « techniques » en français. Nous ne sommes pas obligés de tout compléter parce que nous pourrons rediscuter de certains points avec Eva, notre coordinatrice, et le médecin. Nous sommes ensuite accueillis par Éva. Elle qui nous paraissait parfois un peu froide et expéditive par mail s’est montrée être très gentille, calme et d’une douceur parfaite pour l’occasion. Elle nous a expliqué, en français, toutes les étapes des prochains jours, nous avons pu poser nos questions et elle nous a souhaité bonne chance pour le protocole. Le médecin nous a ensuite reçu. Un français moins bon donc l’échange était un petit peu moins facile mais tout s’est très bien passé. Petite écho endovaginale au passage pour vérifier la taille de mon endomètre qui est à 8,3mm ce matin la. Nous sommes vraiment heureux ! Nous décidons (ou validons ce qui était déjà en très grand partie décidé) d’opter pour: FIV ICSI, culture prolongée des embryons jusqu’au stade J5, transfert d’1 seul embryon stade blasto (choix fait en concertation avec Hope avant le départ), cryoconservation des blastos restants (rêvons un peu) en paillettes de 1 et pour une durée d’1 an. Je suis autorisée à prendre du Spasfon 30 minutes avant le transfert pour réduire les contractions de mon utérus (souvent très très difficile d’accès). Monsieur fait sa petite affaire et a même droit à un large choix de DVD première qualité – s’il vous plaît ! Prise de sang pour tests séropositivité pour lui mais pas pour moi – pour une fois que je suis dispensée 😊 (obligatoire dans la loi tchèque – même si nous avions déjà fait les tests pour notre dossier en France ). Puis nous repartons, le cœur léger. Une nouvelle étape vient d’être franchie ! Nous en saurons plus sur le nombre d’ovocytes prélevés sur la donneuse et le nombre d’embryons en culture demain. Il faudra les rappeler entre 13h et 14h. On reprend donc le tram et le train pour Prague. Programme des prochains jours – balades / visites / cocoon à l’appart airbnb en mode tisane – canap – plaid et série. Début du cortancyl (2 comprimés le matin) et de la progestérone (2 ovules le matin / 2 ovules le soir).

Petite ombre au tableau – et qui me fait sérieusement flipper. Je commence à avoir des démangeaisons qui laissent penser à un début de mycose – je m’en tape toutes les 6 semaines depuis 18 mois, il fallait que ça tombe la semaine avant le transfert. Je me dis que c’est peut être rien et qu’on verra demain.

1er mars: notre appart Airbnb de Prague est tellement top qu’on a du mal à décoller. On flâne, on profite bien au chaud, et puis c’est pas comme s’il faisait -10° dehors. Début d’aprem, on scrute la montre – les minutes défilent lentement et à 13h pile on se pose sur un banc, au calme. 13h05 j’ai une dame hyper douce au téléphone qui m’annonce que 10 follicules ont été prélevés de la donneuse. Sur les 10, 8 étaient matures et 7 embryons ont démarré leur développement. Elle nous dit que c’est très bien. C’est bien mais comme nous avions eu 35 follicules dont 19 fécondés lors de notre première FIV ça nous fait quand même tout drôle. La suite dans 2 jours. L’attente est interminable mais nous essayons de profiter de la (très chouette) ville.

Côté mycose, je continue à avoir des petites démangeaisons – habituellement c’est le signe que la mycose s’installe. Par précaution j’envoie un mail à Éva – elle me répond dans l’heure avec le nom d’un traitement sans ordonnance à acheter en pharmacie. Normalement sans interférence avec le traitement, cela ne remet pas en cause notre transfert. Ouf !

2 mars: Balade dans Prague. Il fait vraiment vraiment vraiment froid (température ressentie -9!), On a du mal à tenir le coup dehors. Côté attente c’est toujours aussi interminable. Je lis et relis les blogs, les témoignages. Je ne pense qu’à la suite ! Demain nous en saurons plus sur l’évolution de nos embryons. Niveau mycose tout va bien mieux. L’angoisse d’avant hier et d’hier s’éloigne. La crème m’apaise bien et je n’ai plus aucune démangeaison. Top ! Côté endo, Aucune douleur ! Rien du tout. C’est exceptionnel pour le souligner.

3 mars: Il aura fallu que j’écrive que je n’avais pas de douleurs pour que je me réveille à 5h du mat’ le lendemain prise de douleurs d’endo…heureusement de courte durée et sans prendre de médoc. Le stress monte. Monsieur me dit ne pas trop y penser mais ses premiers mots au réveil sont « dans 4h » – comprenez dans 4h on saura ou en sont nos embryons. Je sens cette boule de stress en moi, elle ne me quitte plus depuis hier. Je n’avais jamais ressenti ça pour la PMA jusqu’à aujourd’hui (sauf peut être les jours de PDS suite aux transferts).

13h05: des nouvelles de nos embryons! Les 7 sont toujours dans la course. C’est incroyable, au mieux on en espérait 4/5 mais pas les 7! Par contre je me suis un peu foirée et impossible de retenir comme il faut leur qualité. Je crois que nous avons 3 morula – 1 à 10 cellules et 3 à 8 cellules. Pas sûr de savoir ce que ça veut vraiment dire mais le technicien au téléphone est confiant et nous confirme que c’est excellent et qu’ils sont tous de très bonne qualité. Soulagement soulagement soulagement. Le transfert est confirmé pour lundi 11h.

4 mars: la journée est plus sereine et les choses s’enchaînent – nous finissons tranquillement les visites du quartier juif (au pied de chez nous), rendons l’appart, allons chercher la voiture. On décide de faire un détour par la ville classée au patrimoine de l’UNESCO, Kutna Hora. C’est joli, il fait un grand ciel bleu et moins froid (0 quoi). Nous reprenons la route direction Brno. Des étendues de neige à perte de vue – le soleil couchant, des biches un peu partout. C’est magnifique et relaxant. Petit resto typique le soir à 10 minutes à pied de l’hôtel. J’ai trop mangé et mal au bide – j’espère de tout mon cœur que nos embryons seront toujours aussi beau demain et que cette fois sera la bonne. J’y crois. Naturellement et sincèrement j’y crois. Comme si c’était déjà la fin du parcours – alors qu’on y est vraiment vraiment pas encore. Mais je me mets à rêver, c’est toujours du bonheur de pris 😊

5 mars: la journée tant attendue (enfin pour moi la journée tant attendue est surtout celle du 12 – jour du verdict !). Tout démarre tranquillement. La douce acupunctrice nous rejoint dans notre chambre d’hôtel à 9h15 pour une séance de préparation de 45 minutes. Je me sens bien. J’ai des aiguilles un peu partout et pas aux mêmes endroits qu’avec mon acupuncteur habituel. Je me sens bien, relaxée, sereine. On a volontairement choisi un hôtel à 30 mètres de la clinique, on arrive à l’heure. 10h45. On se présente à l’accueil – tout le monde est hyper accueillant et souriant. L’hôtesse vérifie nos identités (faudrait pas qu’on vienne prendre les embryons des autres hein 😉). J’ai la vessie pleine – mais avec mon kyste c’est vraiment dur de tenir (il prend beaucoup de place la dedans et appuie pas mal sur ma vessie). Je tiens le coup! J’ai pris 2 Spasfon 40 minutes avant l’heure prévue du transfert. Je sais que les transferts peuvent être difficiles chez moi alors j’anticipe un peu… 11h pile le médecin nous reçoit et nous donne des nouvelles de nos embryons. Il semble très satisfait.

– 1 de très belle qualité va m’être transféré ce matin – blastocyste J5 HB grade 1

– 2 très beaux vont être congelés ce même jour. D’habitude ils attendent J6 pour vérifier la qualité mais pour ces 2 la pas besoin d’attendre, ils sont déjà tops. Contents on est !

– 2 sont de belle qualité mais encore en développement. Ils préfèrent donc attendre demain pour confirmer une cryoconservation. On aura des nouvelles dans les prochains jours.

– Les 2 derniers n’ont pas poursuivi leur développement entre J3 et J5 et sont donc perdus pour la cause.

Ce qui nous fait pour sur 3 très beaux embryons (donc 2 au frais en cas d’échec) et 2 à confirmer. Nous sommes sereins. Et on parle de blasto ! Et dire que lors de notre FIV il avait fallu 33 ovocytes pour arriver à 3 blastos…

Puis vient l’heure du transfert, il est 11h10/15. On m’installe – la belle position habituelle. Une gentille infirmière nous explique comment cela va se passer. L’homme a droit à sa petite chaise à côté de moi. Le docteur arrive. On nous montre notre beau blasto sur grand écran face à nous. C’est vrai qu’il est beau 😁. L’homme prend des photos. Spéculum cathéter. Nom prénom. Et c’est parti pour…15 grosses minutes de stress et de souffrance car le transfert ne se passe pas si bien que prévu (pourtant je l’avais prévenu !). La biologiste repart changer de cathéter. On retente ça finit par passer mais j’ai eu mal – et je sais que c’est mauvais pour la nidation un transfert qui se passe pas top. Ça peut abîmer l’embryon et provoquer des contractions de l’utérus qui ne sont évidemment pas super favorables. D’un grand sourire à l’entrée dans cette pièce, je me retrouve à retenir mes larmes les jambes en l’air à prier pour que cette tentative s’arrête au plus vite car dans ma tête c’est foutu d’avance. Puis finalement ils y arrivent et sont tout souriants. On nous montre le beau blasto( qui s’est peut être pris quelques coups entre temps) la au milieu de mon utérus. On m’aide à m’allonger – puis on nous laisse pour un léger repos de 10 minutes avec derrière nous l’écran avec notre blasto au creux de moi. On prend une belle photo. Puis vient l’heure de se rhabiller. Je file faire pipi parce que c’est pas tout ça mais j’en peux plus moi avec ces conneries. On nous remet le CR de la FIV (à date), on en recevra un plus à jour une fois la vitrification des J6 faite (ou pas faite). ON apprend sur ce document que notre donneuse a 19 ans et est O+, comme moi. Une grosse pensée pour elle. Passage rapide au service compta pour faire le points sur nos paiements. Nous avions fait 2 virements (le premier acompte en janvier et le complément environ 1 semaine avant le transfert pour être sûrs de pas être embêtés sur place). Déduction faite de 300€ qu’ils déduisent finalement de notre note (parce que la préparation à été faite à Paris par Hope on a payé un peu moins cher que prévu) + la cryoconservation à rajouter, nous sommes dans les clous et pouvons repartir. On se pose à l’hôtel 45 minutes et on va manger un morceau dans le coin. Petite balade de 30 minutes histoire de marcher un peu, se détendre et favoriser la vascularisation – il paraît que c’est bien. Et puis de toutes façons j’avais envie de bouger ! Retour à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec Lucie notre douce acupunctrice. Je dis notre parce qu’après avoir posé toutes les aiguilles sur mon corps, elle a proposé à l’homme une petite séance détente pour lui aussi. Nous voilà donc allongés tous les 2 l’un à côté de l’autre avec nos aiguilles partout. C’était un super moment – relaxant. On décide de finir la journée tranquillement à base de tisane, série sous la couette puis petit resto en centre ville. Je me sens bien. La douleur est passée juste après le retrait du cathéter pendant le transfert donc j’ai pu déstresser un peu pendant la journée.

6 mars: 6DPO. Il neige, c’est tout blanc et c’est magique! après un bon gros petit dej – nous rendons nos clés. On avait prévu d’aller acheter du vin tchèque à garder et on l’espère à ouvrir pour une belle occasion. On trouve un petit caviste juste à côté de la clinique. Difficile de se faire comprendre mais on finit par trouver une bouteille locale à ouvrir dans 10 ans. Parfait. Puis l’homme m’emmène pour une surprise dans un joli parc près de Brno ou on peut observer des biches en liberté. J’adore ! Nous voilà donc partis à la recherche des biches (qu’on va réussir à voir – d’un peu loin mais quand même !😁), sur les chemins enneigés de cette jolie Forêt. Un super moment ! Puis route du retour à Prague, avion, retour maison. Ma maman est adorable et insiste pour venir nous chercher (malgré l’horaire pourri d’embouteillages assurés et finalement 1h30 de retard de notre vol!), Je l’adore ! On était vraiment contents de la trouver. On en a profité pour se faire un petit resto (mon père étant en vadrouille pour le boulot).

7 mars: 7DPO J’avais prévu un agenda de taré aujourd’hui, volontairement pour m’occuper (c’est ça de pas bosser pendant les DPO, les journées durent une éternité !). Au programme, un peu de repassage, le plombier qui passe, faire les courses, m’occuper des papiers PMA, aller récupérer le chat chez mes parents. Et la, je me mets à psychoter, j’aperçois une mini mini trace rougeâtre (presque marron – de rien pour le détail glamour qui tue). La journée se termine, je me sens vraiment épuisée à 20h. Nan nan nan ne te fais pas de films…c’est sûrement juste les magnifiques ovules que tu te fourre bien bien profond 2 fois par jour…

8 mars: 8DPO. La nuit a été pourrie. Je crois que le stress commence à bien monter. C’est aussi la journée de la femme (ouais je l’ai réalisé à 22h ce jour là et on s’en fou en fait !). L’attente est interminable. Heureusement j’ai mes copines qui ne bossent pas – j’en profite pour essayer de me changer les idées avec elles. M’enfin quand l’une d’entre elles me dit que « comment ça je suis pas enceinte alors que pourtant le transfert de ton embryon a eu lieu »…(ben oui what the Fuck, c’est bien connu qui dit transfert d’embryon dit grossesse ! C’est par comme si j’en étais à mon 7 ème transfert.. dis donc j’ai déjà une sacrée famille nombreuse, tu savais pas ?!) Je décide d’arrêter de parler PMA et de profiter de ces quelques heures ensemble pour vraiment me changer les idées et parler d’autres choses. Ce soir l’homme est de sortie et moi je le trompe avec mon ami Google qui ne me lâche pas de la soirée. La question depuis hier étant « mais à quelle date je vais vraiment faire ma PDS ou mon test pipi ». En dessous de 10DPO ça sert pas à grand choses. 11DPO ça sera dimanche et hors de question de faire un test pipi sans pouvoir faire de PDS le même jour…trop peur de pas pouvoir vérifier le taux si jamais ça s’avérait positif (mais OMG si jamais ça pouvait être le cas !) Ça tourne et ça retourne dans ma tête, je vais même jusqu’à chercher des labos ouverts le dimanche à Paris… Au moment d’aller me coucher (ou du moins d’essayer de dormir car je sens une nouvelle nuit en dents de scie), et de mettre mon pyjama, je sens que mes tétons sont inhabituellement sensibles, mais vraiment très sensibles. Après avoir mangé, je me sens bizarre. Pas nauséeuse, mais comme si mon estomac n’était pas a la fête. Je crois que je ressens ça a chaque repas… Arrête de psychoter ! Essaye de dormir! Plus que 4 dodos..

9 mars: Comme prévu la nuit n’a pas été terrible. Je me lève tôt, j’ai un programme et de quoi m’occuper toute la journée. Je suis seule le matin et le stress monte. Le pire étant vraiment les soirées et les nuits. Puis ma sœur arrive avec son petit loustic. Ça me fait oublier tout ça une partie de la journée, d’autant qu’on sort faire une petite balade et que ça fait un bien fou. Et le soir direction le salon du tatouage avec un couple de copains. Je me sens un peu patraque pendant la soirée. Légers maux d’estomac mais c’est sûrement le stress de ces derniers jours. Au coucher rebelote, mes seins sont sensibles à mort…c’est reparti pour du psychotage à n’en plus finir.

10 mars: la nuit a été un enfer. J’ai vu les minutes défiler jusqu’à 5h du matin. Et j’ai craqué. Je suis allée faire mon test pipi (clearblue digital 25ui). C’est complètement nul et inutile. Déjà c’étaient pas les urines du matin et en plus un test à 25ui ne détecte rien à à peine moins de 10DPO. Évidemment j’ai eu le droit à un beau « pas enceinte ». Je n’ai eu aucune réaction, suis retournée me coucher. Le stress est remonté – je le sentais dans tout mon corps. Puis j’ai fini par sombrer 2h plus tard. Au matin mon bas ventre tiraille un peu quand je bouge mais se sont sûrement mes douleurs habituelles d’endo. En tous cas c’est tout pareil. J’ai encore les tétons qui sont un peu sensibles… Je vais aller racheter 1 (ou 2?) test 10ui. Heureusement c’est le weekend, je ne vais pas être seule et les journées vont sûrement passer plus vite. J’ai finalement craqué et suis allée acheter 2 tests clearblue early (10ui) à la pharmacie. Histoire de pouvoir en faire un a 11DPO demain et un à 12DPO lundi matin. Le soir j’ai mal au ventre type règles/endo…ça sent vraiment pas bon. A moins que se soit juste le changement de patch du jour même…J’arrive à convaincre l’homme de faire un test le lendemain matin, pour être fixés.

11 mars: 11DPO – la nuit se passe bien mieux. Pas d’angoisse, j’arrive à m’endormir et à dormir – du moins jusqu’à 4h30. Je reste les yeux grands ouverts dans mon lit à me dire « je vais faire le test ou j’y vais pas ». L’homme semble dormir, 4h50, je ne tiens plus et me lève discrètement. L’homme ne dort pas et me dit simplement « non ne le fait pas » et on décide finalement de faire le test. Pas de 2ème bandelette, je ne suis pas enceinte – fin du game. On reste pourtant 5 bonnes minutes à scruter le test – à essayer d’apercevoir une bande. À un moment on croit en voir une (mais bon avec 3 paires de lunettes, dans l’angle droit et avec une lumière rase tu vois). Mais en fait non, on essaye juste de se raccrocher à quelques choses alors qu’il n’y a vraiment rien. On retourne se coucher. Je n’arrive plus à dormir, je pleure en silence. Les larmes coulent. C’était trop parfait pour être vrai…puis je finis par sombrer.

Le réveil est plus difficile ce matin, mais on garde tous les 2 la tête haute. Demain j’irai faire la PDS pour confirmer le négatif et cloturer cet échec cuisant. J’ai besoin de sortir prendre l’air, il fait beau. Ça aurait pu être une si belle journée…l’homme m’accompagne malgré une bonne crève. Sûrement pour ne pas sombrer on parle sereinement de la suite. On se met même d’accord sur la date du prochain TEV en RT ❤. Évidemment c’est très hypothétique mais ça rassure. Et je pense très fort à fortuna et à lutine qui n’ont pas eu de positif tout de suite mais pour qui les Fiv dO à Reprofit ont fini par fonctionner. Ça me donne tout à coup beaucoup d’espoir.

Nous passons le reste de la journée avec nos supers amis d’amour (les plus compréhensifs et présents de la terre dans toute cette galère) et ça fait du bien. Demain sera une journée difficile, autant essayer de profiter aujourd’hui…

12 mars : 12 DPO – on y est. Le 2eme test pipi 10ui est bien négatif lui aussi. À 12 DPO il n’y a plus aucun espoir. Je vais quand-même faire une PDS (qui aurait du être faite le 14 mars normalement, mais bon…), je sais à quoi m’attendre mais j’aurai besoin de donner les résultats « officiels » à Hope et à la clinique quoi qu’il arrive. Je reçois les résultats vers midi et on peut effectivement bien clôturer ce chapitre. Dans ma tête c’était déja très clair mais Monsieur avait besoin de le lire noir sur blanc pour assimiler l’information. On est évidemment tellement déçus. On y croyait à fond, on avait mis toutes les chances de notre côté. Mais il n’y a rien à faire… On sait que nos 3 blastos vitrifés nous attendent et qu’ils semblent être de bonne qualité. On ira les chercher, c’est sur mais ce nouvel échec nous rapproche encore une fois un peu plus de THE échec total de la PMA. Et si ça ne marche jamais, on fera quoi? Beaucoup de questions se bousculent…

On envoie les résultats à Hope et on attend de voir ce qu’on peut faire… Un test MatriceLab? A suivre…

14 mars: toujours pas de nouvelles de Hope. Monsieur passe un coup de fil au secrétariat. On a plein de questions. Si un test MatriceLab doit être réalisé, autant le faire dès le prochain cycle, je dois donc savoir très rapidement si je reprends ou non la pilule ou si je fais ou non mon injection de Deca. En plus, on avait prévu de partir en vacances avec l’homme dès ce weekend et pour 15 jours. On ne sait pas encore ou… On attend donc le verdict de Hope avant de réserver nos billets et hébergements…Le secrétariat nous assure un retour pour demain…Y a plus qu’à attendre !

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Comme Fortuna, j’avais fait une petite liste de ce qui avait changé pour cette tentative. Bon, à croire que changement ou pas le résultat est toujours le même. Mais comme dirait si bien Charlie, l’échec n’est pas la norme. La prochaine sera peut être la bonne.

Donc ce qui a changé, en positif :

– c’était notre première FIVdo et il est possible que mes ovocytes de notre première FIV classique n’aient pas été de super qualité.

– La préparation à été faite par Hope – qui est connue comme le loup blanc à Reprofit – notre coordinatrice nous a confirmé que ses préparations étaient toujours parfaites.

– mon endomètre était beau et a la bonne épaisseur (bien que Hope ait dit lors de sa dernière écho que ca restait encore moyen moyen)

– Côté douleurs d’endo: j’ai vraiment eu beaucoup beaucoup moins mal que lors de tous nos essais précédents pendant lesquels les douleurs étaient la en permanence, matin, midi et soir. La je n’ai pas eu mal du tout, la super belle vie quoi 😊

– malgré une prise de poid ces dernières semaines / mois qui me rend moyen moyen confort – je me suis sentie sereine, détendue, positive, pleine d’espoir.

– j’ai fait le choix de faire un break au boulot depuis début janvier pour me consacrer à moi-meme (ouais je sais la fille un peu ego) et à notre FIV. Le boulot est très anxiogène pour moi, très prenant et ne m’a jamais permis de mettre toute l’énergie que je souhaitais dans nos FIV et transferts. Je voulais mettre toutes les chances de notre côté sachant que dans ma situation stress = développement de l’endometriose et de l’adenomyose = développement des inflammations = très mauvais pour l’accueil d’un embryon

– depuis une petite année je me suis mise à l’acupuncture PMA. Mon Doc à Paris est un vrai spécialiste et prépare aux FIV. J’ai donc fait plusieurs séances avec lui depuis décembre. J’ai aussi prévu 2 séances le jour du transfert avec une acupunctrice en RT. Une juste avant – parce que l’acupunctrice (recommandée par la clinique) ne me connait pas et souhaite connaître mon corps avant le transfert, et une autre juste après. Objectif: me détendre et préparer au mieux la nidation.

– On a des blastos!! Ce qui ne nous était pas arrivé depuis…3 ans !

– je n’ai plus d’hydrosalpinx qui pourrait venir pourrir mes beaux embryons (c’est au moins l’avantage de ne plus avoir de trompes)

– parce que plus de trompe, pas de risque de GEU.

Et les points qui restent pas tops:

  • Douleurs lors du transfert lié à mon utérus antéversé – il faudrait que j’en discute avec Hope pour les prochains transferts
  • Adénomyose qui pourri mon utérus et limite les chances de nidation
  • Test MatriceLab jamais fait, il y a peut-être un autre soucis ou une mauvaise fenêtre d’implantation?